Vieillissement capillaire : pourquoi prendre soin de ses cheveux ?

Vieillissement capillaire : pourquoi prendre soin de ses cheveux ?

Crèmes, sérums, antioxydants, protection solaire… Lorsqu’il s’agit de notre peau, nous avons appris à en prendre soin bien avant que les premiers signes de l’âge apparaissent.

Pour nos cheveux, c’est souvent différent.

On commence généralement à s’en préoccuper lorsqu’un changement devient visible : les premiers cheveux blancs apparaissent, la chevelure semble moins dense, les cheveux deviennent plus fins, plus secs ou changent de texture.

Pourtant, nos cheveux évoluent eux aussi avec le temps.

Vieillir ne signifie pas seulement avoir des cheveux blancs

Lorsque l’on parle de vieillissement capillaire, on pense immédiatement aux cheveux blancs. Mais ce n’est qu’une partie du phénomène.

Avec les années, la production des pigments responsables de la couleur naturelle des cheveux diminue progressivement. C’est ce processus qui conduit à l’apparition des cheveux gris puis blancs.

Mais d’autres changements peuvent également apparaître : la chevelure peut perdre en densité, certains cheveux devenir plus fins et la fibre peut évoluer en termes de texture et de résistance.

Le cuir chevelu et les follicules, là où naissent et poussent nos cheveux, évoluent donc eux aussi avec l’âge.

Parmi les mécanismes étudiés par les chercheurs, le stress oxydatif occupe une place importante, notamment dans les recherches consacrées au grisonnement des cheveux.

Notre organisme possède naturellement des systèmes de défense contre ce phénomène. Avec l’âge et sous l’influence de différents facteurs internes ou environnementaux, cet équilibre peut cependant évoluer.

Cela ne signifie pas qu’un soin cosmétique peut empêcher les cheveux de vieillir ou éviter l’apparition des cheveux blancs. Mais ces découvertes permettent de porter un autre regard sur notre façon de prendre soin de notre chevelure.

Pour la peau, nous avons appris à penser prévention

C’est probablement là que la comparaison avec les soins de la peau devient intéressante.

Nous n’attendons plus nécessairement d’avoir des rides installées pour hydrater notre peau, la protéger du soleil ou utiliser des soins contenant des antioxydants.

Nous avons intégré une idée assez simple : prendre soin aujourd’hui de ce que nous souhaitons préserver demain.

Alors pourquoi cette démarche est-elle encore si peu présente dans nos routines capillaires ?

Prendre soin de ses cheveux dans la durée peut aussi passer par des gestes très simples : respecter son cuir chevelu, limiter les agressions répétées, éviter autant que possible les excès de chaleur ou les traitements trop agressifs et choisir des soins adaptés.

Il ne s’agit pas de promettre d’arrêter le temps.

Il s’agit simplement de ne plus attendre qu’un changement soit visible pour commencer à prendre soin de ses cheveux.

Les plantes occupaient déjà une place dans les rituels capillaires

Cette façon d’envisager le soin des cheveux n’est finalement pas si moderne.

Dans différentes régions du monde, les plantes occupent depuis longtemps une place importante dans les rituels consacrés à la chevelure.

Henné, amla, huiles végétales, poudres de plantes… Les traditions diffèrent selon les régions et les cultures, mais elles ont souvent un point commun : le soin des cheveux s’inscrit dans la régularité et dans le rituel.

En Asie centrale également, certaines plantes ont trouvé leur place dans les pratiques traditionnelles liées aux cheveux et aux sourcils.

C’est notamment le cas de l’Usma, plante au cœur de l’univers Usmaé.

L’Isatis tinctoria contient naturellement différentes familles de composés végétaux et certains de ses extraits ont fait l’objet de recherches pour leur activité antioxydante.

Cela ne signifie évidemment pas que l’Usma empêche les cheveux de blanchir ou qu’elle puisse inverser leur vieillissement.

Mais cette plante trouve naturellement sa place dans une approche qui nous tient particulièrement à cœur : prendre soin de ses cheveux dans la durée, plutôt que d’attendre les premiers signes pour commencer à s’en préoccuper.

Et si nous pensions aussi à la jeunesse de nos cheveux ?

Nous avons progressivement appris à considérer la prévention comme une évidence lorsqu’il s’agit de notre peau.

Peut-être est-il temps de porter le même regard sur nos cheveux.

Non pas dans l’espoir de les empêcher de changer — le vieillissement est un processus naturel — mais simplement pour leur apporter de l’attention, de la régularité et des soins adaptés bien avant que le miroir ne nous rappelle de le faire.

Après tout, pourquoi attendre les premiers signes pour commencer à prendre soin de ce que l’on souhaite préserver ?

Sources scientifiques

Tobin, D.J. & Paus, R. — Graying: Gerontobiology of the Hair Follicle Pigmentary Unit, Experimental Gerontology, 2001.

Trüeb, R.M. — Oxidative Stress in Ageing of Hair, International Journal of Trichology, 2009.

Trüeb, R.M. — The Impact of Oxidative Stress on Hair, International Journal of Cosmetic Science, 2015.

O’Sullivan, J.D.B. et al. — The Biology of Human Hair Greying, Biological Reviews, 2021.

Paus, R., Sevilla, A. & Grichnik, J.M. — Human Hair Graying Revisited: Principles, Misconceptions, and Key Research Frontiers, Journal of Investigative Dermatology, 2024.

Mohn, T. et al. — Isatis tinctoria L. (Woad): A Review of Its Botany, Ethnobotanical Uses, Phytochemistry, Biological Activities, and Biotechnological Studies, Plants, 2020.

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